2012 – R.WAN – Peau rouge

Allez c’est parti, on va taper sur la bleuitude, ça changera ! Ben oui quoi, d’habitude c’est l’inverse non ? Et puis tonton Georges le faisait bien à grand coup de mamelles non ? Pourquoi pas moi alors hein ? Enfin quand j’dis moi, j’dis rien hein (courageux mais pas téméraire) ! C’est R.WAN qui chante le CRS mélomane c’est pô moi hein :

J’suis un CRS mélomane
Un amoureux de John Coltrane
C’est pas parce que j’ joue du gourdin
Que j’sui le dernier des bourrins
J’suis un CRS mélomane
Quand j’entends ces slogans de cortèges
Monocorde et sans âme
J’ai envie de coller des arpèges

Je crois que c’est à ce moment-là que l’on reconnait le talent, le vrai. Il vous permet de chanter des horreurs et l’auditeur béat, dont le père du grand-père de la femme du frère, tout CRS qu’il était, trouvera cela génial. Mais ne nous y trompons pas. Passé cette pirouette désinvolte et manifestationnaire, l’univers de R.WAN demande un minimum d’attention et l’on découvre alors toute l’étendue du talent du rhino si rosse : un créateur d’univers dérangeants mais pénétrants qui collent littéralement la mélodie au texte dans une fusion sans confusion. Ainsi vont Mélodie en sous-solTrois fées et cette américaine hypnotique devant laquelle on fini hypnotisé… Forcément…

zzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzz

Ne restez donc pas en marge de ce disque. Car comme ne semble pas l’indiquer ce dernier titre de l’album, pas besoin de fumée blanche pour partir en voyage.