Mishna Berakhot - Chapitre 3

mardi 19 mai 2026
par  Paul Jeanzé

Mishna 3.1

Celui dont le parent décédé est exposé devant lui sans avoir été enterré est dispensé de la récitation du Shema, de la prière de l’Amida et de la mitsva consistant à mettre les Tefilins, jusqu’à ce que le défunt ait été enterré. En ce qui concerne les porteurs du cercueil et leurs remplaçants, ainsi que les remplaçants de leurs remplaçants, ceux qui se trouvent devant le cercueil et qui n’ont pas encore porté le défunt, et ceux qui se trouvent derrière le cercueil : ceux qui sont nécessaires pour porter le cercueil sont dispensés de réciter le Shema ; tandis que ceux qui ne sont pas nécessaires pour porter le cercueil sont tenus de réciter le Shema. Cependant, ils sont tous dispensés de réciter la prière de l’Amida, car ils sont préoccupés et incapables de se concentrer et de prier avec l’intention requise.

Berahot - Chapitre 3 - Michna 1

Mishna 3.2

Après avoir enterré le défunt et être revenus, s’ils ont suffisamment de temps pour commencer à réciter le Shema et le terminer avant d’arriver à la rangée formée par ceux qui ont assisté à l’enterrement, par laquelle la famille en deuil passera pour recevoir des condoléances, ils doivent commencer. S’ils n’ont pas suffisamment de temps pour terminer la récitation du Shema dans son intégralité, ils ne doivent pas commencer. Et ceux qui se tiennent dans la rangée, ceux de la rangée intérieure, devant lesquels les personnes en deuil passeront directement et qu’ils devront consoler, sont dispensés de réciter le Shema, tandis que ceux de la rangée extérieure, qui se tiennent là uniquement pour montrer leur respect, sont tenus de réciter le Shema.

Berahot - Chapitre 3 - Michna 2

Mishna 3.3

Les femmes, les esclaves et les mineurs sont dispensés de la récitation du Shema et du port des tefilins, mais sont tenus de prier, d’apposer une mezouza et de réciter les bénédictions.

Berahot - Chapitre 3 - Michna 3

Mishna 3.4

Esdras le Scribe a décrété que celui qui est rituellement impur à cause d’une émission séminale ne peut s’occuper des affaires de la Torah tant qu’il ne s’est pas immergé dans un bain rituel et purifié. Cette halakha a été acceptée au fil des générations ; cependant, de nombreux différends ont surgi concernant les affaires de la Torah auxquelles elle s’applique. À ce sujet, la Mishna dit : Si l’heure de la récitation du Shema est arrivée et qu’on est impur à cause d’une émission séminale, on peut méditer le Shema dans son cœur, mais on ne récite ni les bénédictions qui précèdent le Shema, ni celles qui le suivent. Pour la nourriture sur laquelle, après l’avoir consommée, on est tenu par la loi de la Torah de réciter une bénédiction, on récite une bénédiction après, mais on ne récite pas de bénédiction avant, car la bénédiction récitée avant de manger est une exigence de la loi rabbinique. Et dans tous ces cas, Rabbi Yehuda dit : « Il récite une bénédiction avant et après, tant dans le cas du Shema que dans le cas de la nourriture. »

Berahot - Chapitre 3 - Michna 4

Mishna 3.5

Cette michna contient diverses déclarations concernant les personnes présentant différents types d’impureté rituelle ainsi que la nécessité de se tenir à l’écart de la souillure et de l’impureté. Celui qui se tenait debout en prière et qui s’est souvenu avoir eu une émission séminale, et qui, selon cette opinion, n’a pas le droit de prier, ne doit pas interrompre sa prière, mais doit plutôt abréger chaque bénédiction individuelle. Ils ont énoncé un principe général : celui qui est descendu pour s’immerger, s’il est capable de remonter, de se couvrir d’un vêtement et de réciter le Shema du matin avant le lever du soleil, il doit remonter, se couvrir et réciter le Shema ; sinon, il doit se couvrir dans l’eau et y réciter le Shema. Il ne doit toutefois pas se couvrir dans de l’eau sale, ni dans de l’eau dans laquelle du lin a été trempé, tant qu’il n’y a pas versé d’autre eau. Et d’une manière générale, à quelle distance doit-on s’éloigner de l’urine et des excréments pour réciter le Shema ? Au moins quatre coudées.

Berahot - Chapitre 3 - Michna 5

Mishna 3.6

Poursuivant la discussion précédente sur les halakhot de l’immersion pour l’étude de la Torah et la prière pour celui qui a connu une émission séminale, la Mishna aborde un cas où des personnes déjà impures d’une forme grave d’impureté rituelle sont également exposées à l’impureté d’une émission séminale. Elles sont tenues de s’immerger et de se purifier de l’impureté de l’émission séminale, même si elles restent impures en raison de l’impureté plus grave. Par conséquent, même un zav [1], dont l’impureté dure au moins sept jours, qui a eu une émission séminale, pour laquelle, s’il n’était pas un zav, il ne serait impur qu’un seul jour ; une femme en période de menstruation qui a eu une émission séminale, bien qu’elle soit déjà impure d’une impureté grave non affectée par son immersion ; et une femme qui a eu des relations conjugales avec son mari et a vu par la suite du sang menstruel, toutes doivent s’immerger. Et Rabbi Yehuda les dispense de l’immersion.

Berahot - Chapitre 3 - Michna 6

[1Un Zav est une personne qui est témoin d’un certain écoulement non visqueux le rendant impur [voir Talmud Nida (35 b) et Rachi (Vayikra 15, 2)]. Il est généralement admis qu’il s’agit d’un écoulement purulent, à la suite d’une maladie infectieuse similaire à la maladie appelée “gonorrhée” de nos jours [voir Ramban (Vayikra 15, 11), Ibn Ezra (Vayikra 15, 8), ’Hinoukh (Mitsva 178) et l’encyclopédie Hilkhatit Réfouit (chap. “Zav”)].


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Une journée ordinaire

Aujourd’hui est une journée ordinaire... enfin je crois. Je profite donc de cette journée ordinaire pour mettre en ligne mon dernier roman, intitulé sobrement... une journée ordinaire.

Dans la mesure où j’aurai eu besoin d’un peu plus de quatre années pour voir ce petit livre achevé, ne devrais-je pas considérer cette journée comme extraordinaire ? Peut-être... peut-être pas. D’une certaine façon, n’est-il pas extraordinaire de pouvoir profiter d’une journée ordinaire ?

Cher lecteur, je vous souhaite une bonne journée... ordinaire.
Paul Jeanzé, le 19 décembre 2025


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8 janvier - Les dix-neuf lettres (Samson Raphaël Hirsch)

Mise en ligne d’une version en français de l’ouvrage Les dix-neufs lettres, de Samson Raphaël (…)

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Mise en ligne d’une version en français de La méditation juive (1982), livre de Aryeh Kaplan.