Mishna Berakhot - Chapitre 5

lundi 25 mai 2026
par  Paul Jeanzé

Mishna 5.1

On ne peut se lever et commencer à prier qu’avec un esprit de gravité et de soumission. Il existe une tradition selon laquelle les premières générations d’hommes pieux attendaient une heure, afin d’atteindre l’état d’esprit solennel approprié à la prière, puis priaient, de sorte qu’ils concentrent leur cœur vers leur Père qui est aux cieux. Se tenir debout en prière, c’est se tenir devant l’Éternel et, à ce titre, même si le roi le salue, il ne doit pas lui répondre ; et même si un serpent s’enroule autour de son talon, il ne doit pas interrompre sa prière.

Berahot - Chapitre 5 - michna 1

Mishna 5.2

Cette michna traite des ajouts à la formule standard de la prière de l’Amida et des bénédictions dans lesquelles ils sont incorporés. On mentionne la puissance des pluies et on récite : « Il fait souffler le vent et tomber la pluie », dans la deuxième bénédiction de la prière de l’Amida, la bénédiction de la résurrection des morts. Et la demande de pluie : « Et accorde la rosée et la pluie comme une bénédiction », dans la neuvième bénédiction de la prière de l’Amida, la bénédiction des années. Et la prière de distinction [havdala], entre le sacré et le profane, récitée dans la prière du soir après le Shabbat et les fêtes, dans la quatrième bénédiction de la prière de l’Amida : « Qui accorde gracieusement la connaissance ». Rabbi Akiva dit : « La Havdala est récitée comme une quatrième bénédiction indépendante. » Rabbi Eliezer dit qu’elle est récitée dans la dix-septième bénédiction de la prière de l’Amida, la bénédiction d’action de grâce.

Berahot - Chapitre 5 - michna 2

Mishna 5.3

Pour conclure les lois de la prière dans ce traité, la Mishna soulève plusieurs questions liées à la prière. Cette Mishna évoque certaines innovations dans la formule de prière qui justifient de faire taire un chef de prière communautaire qui tente de les introduire dans ses prières, car leur contenu tend vers l’hérésie. Celui qui récite dans sa supplication : Tout comme Ta miséricorde s’étend au nid d’un oiseau, puisque Tu nous as ordonné de renvoyer la mère avant de prendre ses oisillons ou ses œufs (Deutéronome 22:6–7), étends aussi Ta miséricorde sur nous ; et celui qui récite : Que Ton nom soit mentionné avec le bien, ou celui qui récite : Nous rendons grâce, nous rendons grâce deux fois, on le fait taire. Cette michna et la suivante traitent du chef de prière communautaire. (Si l’on dit : « Que le Bien te bénisse », c’est une voie d’hérésie.) Si celui qui passe devant l’arche, en tant que chef de prière, commet une erreur, un autre doit immédiatement le remplacer, et à ce moment-là, ce remplaçant ne doit pas refuser par courtoisie. La prière de l’Amida a été interrompue et il doit le remplacer aussi vite que possible. Par où le remplaçant commence-t-il ? Par le début de la bénédiction dans laquelle le précédent a commis une erreur.

Berahot - Chapitre 5 - michna 3

Mishna 5.4

Afin d’empêcher le chef de prière de commettre une erreur dans sa prière, il a été dit que celui qui passe devant l’arche ne doit pas répondre « amen » après la bénédiction des prêtres, en raison d’une confusion potentielle. Puisque la Mishna décrit une situation dans laquelle il priait sans livre de prières, répondre « amen » interromprait l’ordre de la prière et pourrait l’amener à commencer une bénédiction différente. C’est pourquoi, même s’il n’y a pas d’autre prêtre que le chef de prière de la communauté, celui-ci ne lève pas les mains pour bénir l’assemblée, de peur de se tromper. Toutefois, s’il est certain de pouvoir lever les mains et reprendre sa prière sans se tromper, il est autorisé à réciter la bénédiction.

Berahot - Chapitre 5 - michna 4

Mishna 5.5

Pour conclure son exposé sur les halakhot de la prière, la Mishna aborde des aspects moins pratiques de celle-ci. Si quelqu’un prie et se rend compte qu’il a commis une erreur dans sa prière, c’est de mauvais augure pour lui ; cela lui indique que sa prière n’a pas été acceptée. Et si celui qui a commis l’erreur est le chef de la prière communautaire, c’est de mauvais augure pour ceux qui l’ont envoyé, car le mandataire d’une personne a un statut juridique équivalent au sien. Dans le même ordre d’idées, on racontait de Rabbi Hanina ben Dosa qu’il priait pour les malades et qu’immédiatement après sa prière, il disait : « Celui-ci guérira de sa maladie et vivra, et celui-là mourra. » Lorsqu’on lui demanda : « Comment le sais-tu ? », Il leur répondit : « Si ma prière coule de ma bouche sans heurts lorsque je la récite et qu’il n’y a pas d’erreurs, je sais que ma prière est acceptée. Et si ce n’est pas le cas, je sais que ma prière est rejetée.

Berahot - Chapitre 5 - michna 5

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Une journée ordinaire

Aujourd’hui est une journée ordinaire... enfin je crois. Je profite donc de cette journée ordinaire pour mettre en ligne mon dernier roman, intitulé sobrement... une journée ordinaire.

Dans la mesure où j’aurai eu besoin d’un peu plus de quatre années pour voir ce petit livre achevé, ne devrais-je pas considérer cette journée comme extraordinaire ? Peut-être... peut-être pas. D’une certaine façon, n’est-il pas extraordinaire de pouvoir profiter d’une journée ordinaire ?

Cher lecteur, je vous souhaite une bonne journée... ordinaire.
Paul Jeanzé, le 19 décembre 2025


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Mise en ligne d’une version en français de l’ouvrage Les dix-neufs lettres, de Samson Raphaël (…)

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