1836 - Les dix-neuf lettres (Samson Raphaël Hirsch)

Samson Raphael Hirsch est un rabbin allemand du XIXe siècle (1808 – 1888). Son premier ouvrage, publié à vingt-six ans sous le pseudonyme de Ben Ouziel, et intitulé « Les dix-neuf lettres », constitue une excellente introduction à la vision universelle de la Torah. Il est écrit sous la forme de lettres adressées à un jeune intellectuel juif qui se sent éloigné de ses racines spirituelles. Cependant, le rabbin Hirsch ne s’adresse pas uniquement aux intellectuels juifs assimilés de sa génération, mais aussi aux Juifs qui, bien que restés « traditionnels », accomplissent les mitzvoth (les préceptes) de la Torah de façon mécanique, sans vraiment en comprendre le sens profond. Aux deux groupes de son époque, le rabbin Hirsch souhaite enseigner ce que nos Sages appellent la Torah Haïm, la Torah de vie. Cet ouvrage, dans ce premier quart du XXIe siècle, est toujours d’actualité.
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Première lettre (Les dix-neuf lettres)
Cher Naphtali, Lorsque récemment, à l’occasion de votre passage dans la ville où je réside, nous avons eu le privilège de nous revoir après de nombreuses années de séparation, et ce pour une brève heure de rencontre, vous ne pouviez imaginer, cher Naphtali, l’intérêt que le sujet de notre (…)
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Deuxième lettre (Les dix-neuf lettres)
Ne pensez pas, cher Benjamin, que je vous réponds si rapidement parce que je n’ai pas mûrement réfléchi aux sujets que vous abordez dans votre lettre.
Vous savez que dans ma jeunesse, ces sujets occupaient mon âme, que, élevé par des parents éclairés mais craignant l’Éternel, les voix du (…)
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Troisième lettre (Les dix-neuf lettres)
Je vous ai laissé du temps avant de vous écrire cette lettre, afin que les questions existentielles que j’ai abordées à la fin de la lettre précédente puissent mûrir en vous et que vous ayez peut-être déjà pris en main, dans le bon état d’esprit, le livre de la vie. Nous allons maintenant (…)
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Quatrième lettre (Les dix-neuf lettres)
L’homme – qu’est-il dans ce monde rempli de Divin ? Quelle est sa place dans cette foule de créatures divines, ce chœur de serviteurs de l’Éternel ? Même si la Torah gardait le silence et la contemplation de la création, votre propre cœur ne vous le diraient‑ils pas ? L’homme n’est-il pas aussi (…)
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Cinquième lettre (Les dix-neuf lettres)
Je n’avais pas une conception différente, cher Benjamin, de celle que m’a donnée votre récente lettre. Quelle jeunesse, encore capable d’enthousiasme pour le noble, pourrait contempler le Ciel et la Terre et leurs armées, ou pourrait réfléchir à leur œuvre, ou à l’œuvre de toute créature, sans (…)
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Sixième lettre (Les dix-neuf lettres)
La nouvelle génération, qui aurait dû apprendre à reconnaître l’Éternel avec une crainte respectueuse comme juge, maître et sauveur, oublia rapidement cette leçon. Dans son orgueil, elle désire s’établir comme maître sur la terre, qui lui a été offerte comme un don divin. En raison du pouvoir (…)
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Septième lettre (Les dix-neuf lettres)
Dès le début du passage d’Isaïe, vous avez compris la place qu’Israël devait occuper dans la série du développement des nations, et vous ne vous êtes pas trompé, cher Benjamin.
Alors que l’humanité, éduquée par l’expérience, devait apprendre à connaître l’Éternel et elle‑même à travers ses (…)
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Huitième lettre (Les dix-neuf lettres)
En Abraham, il fut choisi comme ancêtre de ce peuple un homme qui, dans sa vie individuelle, réalisait déjà l’idéal du peuple qui allait naître. Le Tout-Unique, que lui seul adorait au milieu de la multitude des idolâtres avides de richesse et de luxure, le Tout‑Unique qui l’appelait et qu’il (…)
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Neuvième lettre (Les dix-neuf lettres)
Ce n’est que pendant une courte période qu’Israël a pu atteindre son idéal, l’accomplissement de sa mission dans la prospérité. Même le premier chef de la nation, Moïse, avait prédit que sur la terre de l’Éternel, ils oublieraient l’Éternel ; que, égarés par l’exemple des autres nations, ils (…)
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Dixième lettre (Les dix-neuf lettres)
Mes traits légers et sommaires ont réussi à vous réconcilier avec le destin de votre peuple ; mieux encore, vous êtes heureux d’appartenir à ce peuple, malgré sa pauvreté et son humilité, voire à cause d’elles. Quel résultat glorieux de notre correspondance, cher Benjamin ! Mais lorsque vous (…)
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