L’arbre de la méconnaissance

samedi 31 décembre 2016
par  Paul Jeanzé

Sitôt il pointe le bout du nez
Qu’on lui demande de se presser
À peine un jour sait-il marcher
Qu’il lui faut lire et puis compter
La route est longue
La vie est courte
Hâte-toi donc sans te presser

Et c’est perdu dans ces pensées
Qu’Adam manqua le gros figuier
Il ne put voir Eve qui pleurait
Sur son innocence envolée
Son intimité dévoilée
Par un vilain serpent rusé

Le Mal était fait
Elle allait devoir quitter le beau jardin
Pour le Bien de l’Humanité

Adam de son côté continua innocemment
Sa route au milieu des figuiers
Quand il vit une pomme sur un pommier
Et voulut dedans y croquer

Incapable de se décider
Il retourna vers le figuier
Espérant y trouver une présence qui pourrait l’aider à prendre une telle décision
En chemin il oublia de regarder où il mettait les pieds et dans quel ordre
Et c’est là que l’histoire s’accéléra et s’effondra
Car jamais il n’arriva auprès de celle qui lui était pourtant destinée

Voilà comment l’homme il est vrai
Ne sut jamais qui il était


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Une journée ordinaire

Aujourd’hui est une journée ordinaire... enfin je crois. Je profite donc de cette journée ordinaire pour mettre en ligne mon dernier roman, intitulé sobrement... une journée ordinaire.

Dans la mesure où j’aurai eu besoin d’un peu plus de quatre années pour voir ce petit livre achevé, ne devrais-je pas considérer cette journée comme extraordinaire ? Peut-être... peut-être pas. D’une certaine façon, n’est-il pas extraordinaire de pouvoir profiter d’une journée ordinaire ?

Cher lecteur, je vous souhaite une bonne journée... ordinaire.
Paul Jeanzé, le 19 décembre 2025


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