Le chemin de l’homme Collège Ozar Hatorah - le 19 mars 2012

, par  Paul Jeanzé

Le Monde.fr :

Chers internautes, ce live, assuré en continu par les équipes du Monde depuis mardi matin, va prendre fin dans quelques minutes. Vous avez été très nombreux à nous suivre, plus de 600 000 au moment de l’assaut, et entre 100 000 et 150 000 dans la nuit de mercredi à jeudi. Un record absolu pour lemonde.fr .
Vous pouvez bien évidemment relire ce live en cliquant ici
De nombreux contenus sur les tueries de Montauban et Toulouse sont en ligne sur le site.
Sur l’assaut du RAID, l’itinéraire de Mohamed Merah, ses liens avec la mouvance djihadiste, le rôle de la DCRI dans sa surveillance ou encore l’impact de la tuerie sur la campagne présidentielle.
Tous les articles sont à retrouver en cliquant ici par ordre chronologique de publication.

Merci encore à tous !

N’avez-vous pas envie d’ajouter : « Et à bientôt pour de nouvelles aventures ! »
« Et merci à nos sponsors habituels : Abraham, Isaac, Jacob, Joseph, Moïse et les autres sans qui rien n’aurait été possible ! »

L’aliénation du spectateur au profit de l’objet contemplé (qui est le résultat de sa propre activité inconsciente) s’exprime ainsi : plus il contemple, moins il vit ; plus il accepte de se reconnaître dans les images dominantes du besoin, moins il comprend sa propre existence et son prore désir. L’extériosité du spectacle par rapport à l’homme agissant apparaît en ce que ses propres gestes ne sont plus à lui, mais à un autre qui les lui représente. C’est pourquoi le spectateur ne se sent chez lui nulle part, car le spectacle est partout.
Guy Debord – La société du spectacle – 1967

A quel moment commence le chemin de l’homme nous demande Martin Buber ? A quel moment notre être intérieur se décide-t-il vraiment à vivre ? A quel moment viendra-t-il à la rencontre de l’être extérieur pour ne plus faire qu’un ? A quel moment se décidera-t-il à enfin abandonner cette société du spectacle pour se consacrer à la réalité de son existence ?

Devra-t-il attendre de tels drames pour hurler à l’instar de Marc Femsohn : « J’en ai MARRE qu’on nous aime seulement lorsqu’on nous enterre !!! » ?

Il s’était déjà mis en marche il y a quelques temps, malgré les uns, malgré les autres, malgré tout, malgré rien.
Il s’était mis en marche, avançant, sans reculer même si parfois il ressentait le besoin de souffler et de s’arrêter pour prendre le temps de se rendre compte du lieu, du temps, de l’espace qu’il occupait. Par rapport à lui, par rapport aux autres. Dans sa relation à autrui comme dans la relation à lui-même, qui est peut-être la même si l’on se réfère au principe de l’unicité.

De spectateur, il prend le temps de devenir acteur, malgré les petites errances, les légères angoisses, les questions et les réponses qui amènent sans cesse de nouvelles questions. Alors ce soir, quand il mettra de côté sa vie profane, il continuera à avancer sans oublier d’avoir une pensée pour Gabriel (4 ans), Arieh (5ans) et leur père Jonathan Sandler (30 ans), pour Myriam Monsonégo (7 ans), pour Abel Chennouf (25 ans), Mohamed Legouade (23 ans) et Imad Ibn Zlaten (30 ans).

Que vos mémoires soient bénies.

Zevoulon - Le 23 mars 2012