Pirké Avot

Avant la lecture de chaque chapitre, on récite le passage suivant :

Tout Israël a part au monde à venir, comme il est dit : "Et ton peuple, tous des justes, héritera pour toujours du pays, germe que J’ai planté, œuvre de Mes mains, pour me glorifier".

Rabbi Hayim de Volozyne : [...] Il n’est pas dit que tout Israël a une part dans le monde à venir, mais que tout Israël a part au monde à venir. Car avoir une part dans le monde à venir signifierait qu’une chose déjà constituée et distincte du commandement est prête pour celui qui la mériterait ; tandis qu’avoir part au monde à venir, signifie que l’homme constitue maintenant le monde à venir en accomplissant le commandement et que le monde à venir est l’œuvre de l’homme lui-même. Le commandement est, en effet, l’essentiel du salaire versé à l’homme, la sainteté qui en découle est son jardin d’Eden pendant sa vie et sera son salaire dans les temps à venir.

Note du copiste : Pour dire les choses autrement, on n’obtient pas de récompense en effectuant une mitzvah ou une bonne action, la mitzah ou la bonne action est la récompense elle-même.