L’homme bétonné

, par  Paul Jeanzé

Le béton a gagné sur la forêt
Les débats à n’en plus finir ont vaincu le silence
Alors le silence reste dans son coin
Et regarde les hommes errer au loin
Dans le béton
Loin de la forêt

Moi j’avais la tête en l’air
Il était frais l’air
Le béton aussi
Et j’ai sauté dedans à pieds joints
En continuant de regarder en l’air
Il était frais l’air
Le béton ne l’était plus
Et depuis je suis là
Cloué au sol
À regarder le béton qui mange la forêt
Elle est de plus en plus loin la pauvre forêt
De plus en plus loin