Au-dessus de la cheminée

, par  Paul Jeanzé

Sur une large poutre en bois
Qui brave les flammes issues de l’âtre
Deux enfants en équilibre me regardent dans les yeux

Souvenir d’un cours de gymnastique
Souvenir d’une année sur les bancs de l’école

En dessous le feu crépite
Je suis inquiet

Ils ont grandi
La poutre est maintenant trop petite
Et le monde encor trop grand pour eux

Dussé-je rester devant le feu ?
À regarder les flammes qui montent
Les flammes qui commencent à lécher la petite et fragile poutre en bois

Il me faudra pourtant bien un jour souffler
Pour enfin me reposer
De ma vie qui s’éteint à petit feu