Rien de nouveau sous le pâle soleil de l’automne

, par  Paul Jeanzé

Qu’il me soit pardonné d’avoir évoqué des poèmes du passé
Mais si la solitude souvent m’accompagne
Parfois ai-je besoin d’une belle et éphémère compagne

Les critiques en société
Confortablement installés
Dans leurs salons aseptisés
Trouveront navrant le spectacle
De ce poète débutant dénué de toute originalité
Se servant impunément de la prose de ses aînés

Peut-être est-ce là la vérité véritable
Moi qui n’avais comme seule ambition
Que de me souvenir d’un précieux et fragile passé
Je voulais simplement rappeler aux hommes
L’existence des poètes
Morts depuis longtemps
Mais si vivants à travers leurs vers