Le long de la grève

, par  Paul Jeanzé

Le long de la grève je marche
L’œil triste
Incapable de sentir le vent du large
Pourtant je les vois bien les vagues
Venir vers moi en clapotant

Hélas je reste là à marcher le long de la grève
L’œil triste
Et je maugrée le sale air ambiant
La pluie faiblarde
Le vent souffreteux qui dans ses poumons
Avait à peine de quoi faire mieux qu’un dixième rugissant