Au pied du mur

, par  Paul Jeanzé

Dans un coin sombre de Berlin
J’ai vu un bout de mur
Il n’en restait pas grand-chose
Il avait moins de pierres qu’un château en Espagne
Mais le peu qui tenait encore debout était aussi peinturluré
Que le garage abandonné qui sommeille derrière chez moi
Envahi par les ronces et les orties
Les genévriers et autres noisetiers sauvages
Qui font revenir la nature
Là où il n’y a plus d’Histoire