Affleure de vie

, par  Paul Jeanzé

Que je n’ai eu le temps de te souffler je t’aime
Je regarde près de toi mourir le chrysanthème

Que je n’ai su rejoindre le sentier qui me mène
À mes rêves d’enfants qui souvent me reviennent

Que jamais je n’ai pris mes regrets et mes peines
Pour les laisser errer dans la forêt lointaine

Assis dans un fossé au milieu de la plaine
Je suis si épuisé la vie me semble vaine

Que je n’ai eu le temps de te souffler je t’aime
Tout au-dessus de moi fleurit le chrysanthème