Ma théorie de l’évolution

, par  Paul Jeanzé

Et si j’arrêtais de courir
Pour prendre le temps de flâner
Dans ce monde qui soupire
De ne jamais nous voir nous reposer

On dit de mes lointains ancêtres
Qu’un jour ils furent chasseurs
Que dans les plaines gelées
Ils couraient inlassablement après le gibier

Je vois mes contemporains
Se hâter n’importe où
Peu importe
Pourvus qu’ils y soient les premiers

Ni premier ni dernier
Je préfère marcher sur le côté
De l’humaine évolution
Et la regarder se précipiter vers sa probable extinction